Contrairement à la guerre de 14, où la quantité d'hommes livrés dans la bataille est le facteur décisif qui permet de gagner, pour la guerre de 40, tout le monde savait qu'elle allait être scientifique. Gagnera la guerre celui qui aura la suprématie technique. Tous les états majors des grandes puissances savaient qu'il y avait un monde parallèle au nôtre où les domaines scientifiques y étaient plus évolués. Pour gagner la guerre il suffisait d'aller dans ce monde d'y ramener LA Découverte décisive et de la mettre en oeuvre le premier. Dans cette course, 4 puissances étaient en lisse: L'Allemagne, la Russie, les Etats-Unis et l'Angleterre.(absents de cette course: la France, qui malgré ce quelle peut dire, était absente également de cette guerre, ne jouant que des rôles de figurant passif. Et le Japon qui décida de rendre prioritaire le facteur humain par rapport au facteur technique).

L'Allemagne a réussi plusieurs passages fructueux et quoi qu'on en pense, c'est eux qui ont le plus contribué à l'amélioration technique de notre monde. Seules deux découvertes ont été tentées de mise en oeuvre: le moteur à réaction et la fusion nucléaire. La stratégie qui régit ce choix était la suivante: Choisir LA Découverte qui marquera les esprits et qui fera dire aux ennemis: « En effet, ce sont les plus forts ». Et ils ont choisi pour cela de fabriquer une bombe H. Mais d'autre part, pour gagner du temps (car l'élaboration d'une bombe H est laborieuse), ils feront un autre développement, plus rapide à mettre en oeuvre mais qui n'a pas autant le pouvoir d'impression de la bombe H, les fusées V1 et V2 sur base de la découverte du moteur à réaction. Malheureusement pour eux, heureusement pour nous, ils furent pris de court. Ils ont perdu la guerre à cause d'ambition trop démesurée, incapable de gérer une situation trop lourde à porter. De tout façon, d'un point de vue géopolitique, les Allemands étaient déjà dépassés. La guerre était encore à venir, c'était celle entre l'est et l'ouest , l'Allemagne a eu la malencontreuse idée de se trouver au milieu et de faire de son nez dans la cours des grands.


 
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